Résumé d’article « L’égalité vue par Nimâ Machouf » juillet 2026

« L’égalité vue par Nimâ Machouf » de la Gazette des femmes. Dans son numéro de juillet-août, la Gazette des femmes a publié un article de sur l’égalité vue par Nimâ Machouf, dont nous présentons ici un résumé.

Nimâ Machouf est une scientifique québécoise d’origine iranienne spécialisée dans la recherche sur les maladies infectieuses chroniques. Ayant fui la répression en Iran à l’âge de 18 ans, elle s’est établie au Québec où elle s’est rapidement investie dans les mouvements féministes, la justice sociale, l’environnement et la politique. Selon elle, les droits des femmes sont indissociables des droits humains et de la justice internationale. Forte de son expérience personnelle en Iran et de son engagement au Québec, elle insiste sur le fait que les atteintes aux droits des femmes sont souvent le reflet d’un recul plus large des libertés fondamentales.

Pour Nimâ Machouf, le droit international ne souffre pas d’un problème de structure, mais d’un manque flagrant de respect et d’application par les gouvernements occidentaux. Elle critique le double standard de l’Occident, qui sanctionne fermement la Russie pour l’invasion de l’Ukraine, mais détourne le regard face aux actions d’Israël à Gaza, au Liban, en Jordanie ou en Syrie. Elle rappelle également l’illégalité historique d’autres interventions (l’invasion américaine de l’Irak, les attaques de Trump et Netanyahu en Iran, ou l’asphyxie énergétique de Cuba par les États-Unis). Ce déni du droit affaiblit les repères collectifs et met en péril les populations civiles, en particulier les femmes et les enfants, qui restent les premières victimes des conflits. Elle affirme que « le droit international n’a pas besoin de réforme, il a besoin d’être respecté et d’être appliqué partout ».

Bien qu’heureuse de vivre au Québec, Nimâ Machouf rappelle que les droits acquis ne sont jamais définitifs et subissent la menace d’idéologies réactionnaires et de la montée de la droite. Porté par la manosphère et l’absence de réglementation du numérique, le mouvement masculiniste promeut un sexisme hostile en percevant l’émancipation des femmes comme une menace directe pour le statut social des hommes. La violence degenre reste un enjeu brûlant. Elle cite les chiffres alarmants au Canada (147 victimes en 2025 et un bilan partiel de 30 femmes tuées au premier trimestre 2026), rappelant qu’un féminicide y survient encore tous les trois jours. Nimâ Machouf souligne que les mouvements féministes ont un rôle essentiel à jouer dans la défense de la démocratie, de la paix et de la justice sociale. Elle réaffirme son engagement féministe comme une condition essentielle à un monde juste et harmonieux. Elle appelle à transmettre aux générations futures la certitude que les femmes sont
puissantes et indispensables, que le sexe ne doit dicter aucun droit, et qu’il est impératif de changer les lois lorsqu’elles sont injustes afin que les femmes prennent toute la place qui leur revient.

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Source : Gazette des femmes juillet-août 2026 Auteur : L’équipe de rédaction  Photo: Gazette des femmes  © Babak Salari

Catherine Moore, membre du Comité des femmes secteur 01f